Visite de La Maison de la Légion d'Honneur & la Basilique Saint Denis
Dimanche 17 mai 2009
A la découverte de l'Ile de France et de son histoire Matin : visite guidée de l'Abbaye, devenue Maison de la Legion d'Honneur Déjeuner : restaurant Après midi : visite guidée de la Basilique, nécropole des rois de France Prix adhérent : 40€ Non adhérent : 45€ Moins de 25 ans : 20€ Départ : Place du 8 mai 45 à 9h15
L'Abbaye de Saint-Denis
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L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis a illuminé des siècles
durant l'histoire artistique, politique et spirituelle du monde
franc. Citons, notamment, la
bibliothèque
du monastère qui, à la
fin du Moyen Age, est la plus importante du royaume. L’église
abbatiale a été dénommée « basilique » dès l’époque
mérovingienne. Ce qualificatif s’applique dès le IV
e siècle aux églises dont le plan reprend celui des
bâtiments civils romains où l’on pratiquait le commerce et où
l’on rendait la justice, souvent édifiées à l’extérieur
des villes et sur la tombe d’un saint. Elles sont fréquemment
à l’origine du développement d’un quartier ou
d’un bourg, comme la ville de Saint-Denis, qui se constitua
autour de l'abbaye et de son potentiel économique.
L’église s’élève sur l’emplacement d’un
cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de
saint Denis martyrisé
vers 250.
Outre une crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré
par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux
bâtiments déterminants pour l’évolution de
l’architecture religieuse : le chevet de Suger (1144), qui
constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art
gothique et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont
le transept, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à
accueillir
les tombeaux royaux
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Lieu de mémoire, dès le haut Moyen Age, le monastère dionysien a
su lier son destin à celui de la royauté s’affirmant peu à
peu comme le lieu de sépulture privilégié des dynasties royales à
la faveur du culte de saint Denis. Quarante-deux rois, trente-deux
reines, soixante-trois princes et princesses, dix grands du royaume
y reposèrent.
Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux
monumentaux
, la nécropole royale de
la basilique s’impose aujourd’hui comme le plus
important ensemble de sculpture funéraire du XII e au
XVI e siècle. Mais la basilique de Saint-Denis n'a pas
été dès l’origine de la royauté franque considérée comme le
“ cimetière aux rois ”, comme l’avait défini un
chroniqueur du XIII e siècle. Jusqu’au X
e siècle, l’abbaye royale a été en âpre
concurrence avec de nombreuses autres nécropoles, notamment
Saint-Germain-des-Prés. Lors de l’avènement des Capétiens en
987, le rôle de nécropole royale s’affirme et la plupart des
souverains y reposeront jusqu’au XIX e siècle ;
même si pour des raisons politiques, religieuses ou personnelles,
quelques rois comme Philippe Ier en 1108, Louis VII en 1180, Louis
XI en 1483, Charles X en 1836 et Louis-Philippe en 1850 seront
inhumés dans d’autres lieux. Louis XVIII, mort en 1824, est
le dernier roi à reposer dans la basilique.
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Les souverains ont toujours été au cours de l’histoire en
quête de légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de
reposer auprès des reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère,
(tous trois ayant été martyrisés ensemble). Par
l’intermédiaire de la puissance des saints martyrs, le roi
pensait ainsi acquérir pouvoir et protection pendant sa vie,
notamment au cours de ses batailles, et selon la croyance, accéder
directement au Paradis.
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«
Montjoie saint Denis ! »
Cri de ralliement des chevaliers sur les champs de bataille du
XII e et XIII e siècle, inscrit sur la
bannière de couleur écarlate parsemée de flammes d’or du
fameux oriflamme de Saint-Denis. « Montjoie saint Denis » devient
la devise du royaume de France, qui se place ainsi sous la
protection du saint tutélaire du royaume : saint Denis. Cet
étendard est une belle image de l’union personnelle entre
l’abbaye, le saint patron et le roi. Cette enseigne était
systématiquement levée en temps de guerre par les souverains qui
venaient la recueillir des mains de l’abbé sur l’autel
des saints martyrs. Elle est un des objets majeurs de
l’épopée médiévale autour duquel se forme un premier
sentiment national. Une copie subsiste dans la basilique.
La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, les troubles
politiques contribuent au déclin de l’abbaye royale de
Saint-Denis bien avant que la Révolution ne le précipite. En 1793,
les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie
mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806,
Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII
restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de
restauration se poursuivent tout au long du XIX e siècle
et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à
partir de 1846.
En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de
"cathedra”, siège de l’évêque qui s’y trouve. Une
copie du trône de Dagobert, dont l'original se trouve au cabinet
des médailles de la Bibliothèque Nationale, est actuellement
utilisée à Saint-Denis par l’évêque comme siège
épiscopal.
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